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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 19:34

DOSSIER DE PRESSE

Inauguration

du Parc-Mémorial

pour les Révoltés de

Villefranche-de-Rouergue

(Aveyron)

 

Dimanche 17 septembre 2006 - 12 heures

Villefranche-de-Rouergue

Contacts Presse :

Claude GRBESA,

Premier Secrétaire

Ambassade de Croatie en France

Tél. 01 53 70 02 85 - Mobile : 06 63 72 39 37

Fax : 01 53 70 02 90 - Courriel : claude.grbesa@mvpei.hr

Sébastien JULIEN,

Chargé de Communication

Mairie de Villefranche-de-Rouergue

Tél. 05 65 65 16 34 - Fax :05 65 45 01 70

Courriel : communication@mairie-villefranchederouergue.fr

1

Communiqué de presse

Le Premier ministre croate, le Ministre français des Affaires

étrangères et l’ambassadeur de la Bosnie-Herzégovine en

France étaient présents à Villefranche-de-Rouergue, le

17 septembre dernier, pour inaugurer un parc-mémorial

aménagé sur l'initiative conjointe du Gouvernement de Croatie,

du Conseil Général de l'Aveyron et de la Commune de

Villefranche-de-Rouergue. Celui-ci rend hommage au sacrifice

des jeunes soldats de Croatie et de Bosnie-Herzégovine tombés

lors du soulèvement du 17 septembre 1943 à Villefranche-de-

Rouergue contre leurs oppresseurs nazis.

Les personnalités présentes

 

Ce parc a été inauguré à l'occasion de la traditionnelle commémoration du

17 septembre, en présence des nombreuses personnalités ayant répondu à

l'invitation du Président du Conseil Général, Jean Puech, et du Député-Maire,

Serge Roques.

Étaient notamment présents à cette cérémonie à la fois inaugurale et

commémorative : le Premier ministre de la République de Croatie,

 

Ivo Sanader ,

le Ministre français des Affaires étrangères,

 

Philippe Douste-Blazy,  le Vice-

Premier ministre croate

 

Jadranka Kosor,  le Ministre croate de la Culture, Božo

Biškupi

 

ć

 , l'ambassadeur de Croatie en France, Božidar Gagro , l'ambassadeur de

Bosnie-Herzégovine en France,

 

Željana Zovko . Ont également participé à la

cérémonie : l'ambassadeur de France en Croatie,

 

François Saint-Paul , une

2

délégation du Comté d'Istrie menée par son président

 

Ivan Jakovčić,  le député

croate

 

Petar Selem , président du Groupe d'amitié Croatie-France au Sabor

(Parlement croate), une délégation de la Ville de Pula, conduite par son maire

Boris Mileti

 

ć

 , et avec laquelle Villefranche-de-Rouergue envisage très

prochainement un jumelage, le député

 

Patrick Bloche,  président du Groupe

d'amitié France-Croatie à l'Assemblée Nationale. Diverses associations d'anciens

combattants croates et français ont également honoré la cérémonie de leur

présence, ainsi que les associations croates de France.

Honorer la mémoire des révoltés croates contre leurs

oppresseurs nazis

 

Ce lieu de mémoire

hautement symbolique a été

aménagé sur le site même où

les révoltés sont tombés sous

les balles allemandes et làmême

où s'est dressé depuis

plus de 60 ans l'ancien

« monument provisoire ». Les

aménagements ont été conçus

de manière à donner à ce

parc-mémorial, le premier du

genre en France, une configuration

digne de l'événement

qu'ils honorent.

Rappelons que celui-ci, s'il

avait un impact limité sur le

plan militaire, n'en constitue

pas moins la première

rébellion armée au sein des

unités allemandes. Le

17 septembre 1943, quelque

cinq cents Croates, enrôlés de

force dans les unités SS de

l’armée allemande et envoyés

à Villefranche-de-Rouergue

pour des manoeuvres d’entraînement, décident de se libérer de leur

asservissement et de rejoindre le maquis français. Ils organisent une révolte et

se débarrassent de leurs commandants allemands. Rapidement la plupart des

insurgés du 13

 

e bataillon de la 13e Division SS sont soit capturés, soit tués au

combat, une faible partie parvenant toutefois à fuir ou à rejoindre la résistance

française. Plusieurs dizaines d'entre eux ont été tués et furent ensevelis dans un

charnier à l’entrée de la ville au lieu-dit désormais dénommé « Champ des

martyrs croates ». La reconstruction historique a permis d'en identifier quatorze

avec certitude. D'après les témoignages, le chiffre approximatif de morts

avoisinerait la centaine, comprenant les mutins qui ont été ensevelis dans des

lieux inconnus ou ont perdu la vie durant leur transport ou dans les camps de la

mort.

3

L'aménagement du site

 

Cet espace de recueillement, imaginé par l'architecte croate Ivan Prtenjak et

l'architecte paysager aveyronnais Patrice Causse, se compose de statues offertes

par le Gouvernement de Croatie à la Commune de Villefranche-de-Rouergue,

pour témoigner de sa gratitude à l'égard du souvenir que les Villefranchois

entretiennent chaque

17 septembre depuis plus

de 60 ans.

Dans un premier temps, le

visiteur accédant au site

par l'Avenue des Croates

aperçoit les silhouettes de

« quatre enfants de la

patrie » tombant sous les

balles allemandes. Il s'agit

de deux blocs de statues

en bronze, reproduisant

fidèlement l'oeuvre du

sculpteur Vanja Radauš

réalisée au lendemain de

la Seconde Guerre

Mondiale et initialement

destinée à Villefranchede-

Rouergue. Ceux-ci sont

disposés de part et d'autre

de l'allée centrale

conduisant vers l'ossuaire

dominé par la statue

« d'une mère se

recueillant sur la tombe

de ses enfants en leur

apportant des pommes ». Une image qui, dans la tradition de la région d'origine

du sculpteur, né à Vinkovci dans l’est de la Croatie, est un symbole de

renaissance et d'espoir. Un massif fleuri a été réalisé au pied de cette statue,

pour rappeler que des Villefranchois, en dépit de l'interdiction des allemands,

ont eu le courage de venir fleurir les tombes de ces martyrs croates. Enfin, deux

stèles se dressent de chaque côté de cette statue.

Ce site a vocation à être à la fois un lieu de recueillement particulièrement

reposant et un agréable espace de promenade à deux pas du centre-ville.

L'aménagement a non seulement consisté à édifier un mémorial, mais il a aussi

permis de créer de toutes pièces et d'offrir aux Villefranchois un nouveau parc à

deux pas du centre-ville. Pour cette raison, les lieux ont dans leur majeure

partie été ensemencés de pelouse, au milieu de laquelle serpentent deux allées

invitant à la promenade. 24 arbres ont également été plantés, parachevant un

aménagement qui a été réalisé en moins de cinq mois par les entreprises et les

services techniques municipaux.

4

Fiche technique

Montant total de l'opération

 

 

: 372 532,54 € TTC

Opération financée par

 

 

:

 

Commune de Villefranche de Rouergue : 144 142,54 €

 

Conseil Général de l'Aveyron : 120 740,00 €

 

État (Ministère des Affaires étrangères) : 70 000,00 €

 

Conseil Régional : 37 650,00 €

 

Le Gouvernement de Croatie (Ministère de la Culture) a fait don des trois

groupes de sculptures de Vanja Radauš érigées dans le parc-mémorial,

ainsi que des deux stèles de pierre de Croatie

Entreprises et services municipaux ayant participé à la réalisation

Conception :

 

 

l'architecte Ivan Prtenjak et

l'architecte paysager Patrice Causse de la

société

 

L'Atelier des paysages  à Olemps (12)

Terrassement :

 

 

entreprise Sotrameca  à

Saint-Salvadou (12)

Réalisation des socles en béton,

installation du mur en pierre et pose des

statues :

 

 

entreprise Lagarrigue  à Firmi (12)

Aménagement paysager :

 

 

Service Municipal

des Espaces Verts

Aménagements des abords :

 

 

Eurovia  à

Rodez (12)

Études bétons :

 

 

ITC  à Clermont-Ferrand

(63)

Mise en lumière du Mémorial :

 

 

société

Arnal

 

 

à Villefranche-de-Rouergue (12)

Les services municipaux suivants ont aussi participé à l'aménagement du

parc-mémorial :

 

 

maçonnerie, voirie, nettoiement et service des eaux.

5

Ce qui s'est passé

le 17 septembre 1943

En 1943, des milliers de Croates originaires de Croatie et de Bosnie-Herzégovine

sont enrôlés de force dans la 13

 

e Division SS de l’armée allemande, alors

puissance occupante en Croatie. D'abord parmi les classes 1924 et 1925, dont les

deux tiers sont immédiatement réquisitionnés. Mais l'effectif demeurant

insuffisant, des razzias sont menées en juillet et août dans les rues de Zagreb et

tous les hommes nés entre 1917 et 1925 sont arrêtés sur-le-champ et convoyés

sous bonne garde vers l'Allemagne, pour y être formés avant d'être envoyé sur

les théâtres d'opération. Parmi ces hommes dont la plupart n'a pas vingt ans près

d'un millier sera envoyé à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron), dans le sud de la

France, où les Allemands redoutent un débarquement des troupes alliées. Ils y

formeront le 13

 

e bataillon de pionniers et s'y prépareront à des manoeuvres

d’entraînement.

Cependant le ressentiment profond qui oppose ces soldats mobilisés de force et

les officiers allemands chargés de les encadrer ne fera que s'accroître à mesure

que se multiplient les mauvais traitements dont ils sont l'objet et qui

scandalisent la population villefranchoise, témoin des humiliations et vexations

qui leur sont infligées. Imaginée dès leur déportation en Allemagne par le groupe

de meneurs, l'idée d'une mutinerie fait bientôt son chemin parmi la troupe, bien

décidée à s'affranchir de son asservissement et à rejoindre la Résistance

française.

6

Le 16 septembre, deux soldats bosniaques parviennent à se procurer des

vêtements civils auprès de la population villefranchoise et s'enfuient. Les

derniers détails du projet de mutinerie prévu pour le lendemain sont revus. Le

17 septembre une dizaine de soldats font irruption à l'hôtel moderne où sont

installés les officiers allemands. Ils s'emparent des officiers tandis qu'un autre

groupe neutralise les sous-officiers logés au collège. Les révoltés tuent cinq

officiers allemands, se rendent maîtres de la ville pendant quelques heures.

Malgré le succès initialement rencontré par l’opération et la mise sous contrôle

de l'armurerie, un officier allemand parvient à s'échapper et donne l'alerte. Alors

qu'ils espèrent la venue de guides censés leur faire gagner le maquis, les mutins

se retrouvent bientôt pris au piège dans la ville « libérée », cernés par des

troupes nazies arrivées en grand nombre de Rodez et des garnisons alentour.

Après une impitoyable chasse à l'homme dans les rues de la ville où les insurgés

tentent une percée désespérée, la plupart sont soit tués au combat, soit

capturés.

Radio Londres s’en fait l’écho

 

Seuls quelques dizaines d'entre eux parviendront, grâce à l'aide de la population

villefranchoise solidaire des mutins croates, à en réchapper, gagnant le maquis.

Un grand nombre de mutins du 13

 

e bataillon de la 13e Division SS faits prisonniers

sont envoyés en camp de concentration à Sachsenhausen et Buchenwald, d'où

seuls quelques-uns reviendront. Les autres, seront torturés avant d'être fusillés

et ensevelis à l’entrée de la ville au lieu-dit désormais dénommé « Champ des

martyrs croates ». Symboliquement, l'histoire en a retenu que l'espace d'une

journée Villefranche fut la première ville « libérée » de la France occupée.

Au-delà de l’impact relativement limité de l’insurrection sur le plan militaire,

celle-ci constitua néanmoins la première rébellion armée au sein des unités

allemandes. Redoutant l'écho dévastateur sur le moral des troupes que cette

mutinerie aurait pu rencontrer, Himmler ordonna personnellement d'étouffer

l'affaire. Peine perdue puisque quelques semaines plus tard radio-Londres diffusa

la nouvelle, lui donnant ainsi un retentissement qui déborda largement le cadre

régional.

De la révolte à la Résistance

 

Si les mutins se disaient eux-mêmes

croates et que nombre d'entre eux

étaient originaires de Croatie, la

plupart était néanmoins originaire

de Bosnie-Herzégovine, laquelle à

l'époque faisait partie de l'éphémère

"État indépendant de Croatie",

instauré sous tutelle allemande et

italienne. Ainsi, selon leur état civil

retrouvé dans les archives,

figuraient parmi les mutins des

"Croates catholiques" (ou Croates) et

des "Croates musulmans" (ou Bosniaques, selon la terminologie actuelle).

7

Parmi les quatre meneurs se trouvaient ainsi deux musulmans et deux

catholiques (trois, si l'on y ajoute Jelenek) : Ferid Džani

 

ć, originaire de Bihać,

Luftija Dizdarevi

 

ć, originaire de Sarajevo, Nikola Vukelić, né à Gospic, et Eduard

Matutinovi

 

ć, de Vinkovci. Les deux premiers furent tués au combat à

Villefranche, le troisième y fut torturé et fusillé, seul Matutinovi

 

ć en réchappa

et gagna le maquis, avant de rejoindre la 9

 

e Brigade dalmate des partisans de

Tito. Il trouvera la mort dans un accident, en 1945, non loin de Vukovar.

Quant à Božo Jelenek, originaire de Kutina, il parvint également à échapper à la

répression allemande en restant caché dans la ville pendant plusieurs jours. Il

rejoignit ensuite le maquis français où il entra en contact avec d'autres Croates,

anciens des Brigades internationales en Espagne, engagés dans la Résistance :

Milan Kalafati

 

ć, dit Fernand, Matija Uradin, dit Antoine, et surtout Ljubomir Ilić

(Ilitch), dit Conti, né à Split en 1905, membre du Comité militaire national de la

Libération, et qui fut commandant des FTP-MOI de la Zone Sud, puis

commandant de toutes les unités des immigrants dans les Forces françaises de

l'intérieur et seul général des FFI à n'être pas français. Au printemps 1944, sous

le surnom de Léopold, Jelenek participe comme lieutenant des FFI aux

opérations au sein du Corps franc de la Montagne Noire. Début 1945, il regagne

la Croatie où il est nommé commandant d'un bataillon du 8e corps des Partisans.

Principal témoin de la révolte du 17 septembre 1943 ayant survécu à sa

sanglante répression, il consignera ses souvenirs dans un manuscrit et participera

chaque année, à partir des années soixante, aux commémorations à Villefranche

où il fut jusqu'à sa mort, intervenue le 13 mai 1987, accueilli en héros.

La littérature disponible

 

Après une première brochure éditée par Louis Érignac, professeur au lycée de

Villefranche (

 

La Révolte des Croates de Villefranche-de-Rouergue , 1980), Henrik

Heger, maître de conférences à la Sorbonne, publie un article intitulé

 

Un aspect

méconnu de la présence croate en France au XXe siècle : La révolte de

Villefranche-de-Rouergue (17 septembre 1943) et l’identité collective des

insurgés

 

 

, dans « Croatie/France, Plusieurs siècles de relations historiques et

culturelles »

 

 

(collectif, Most/The Bridge , Zagreb, 1995). En 1998, s’appuyant sur

de nombreuses archives, françaises et étrangères, l’historien français d’origine

croate, Mirko D. Grmek, et l’écrivain français Louise L. Lambrichs, ont publié

une étude approfondie très complète retraçant les événements du 17 septembre

1943 et le replaçant dans leur contexte plus large (

 

Les Révoltés de Villefranche ,

Mirko D. Grmek, Louise L. Lambrichs,

 

Seuil , 1998, 382 p.).

Au côté de cette littérature en français, il existe également une abondante

littérature en croate, notamment au travers de feuilletons et des enquêtes

historiques publiées dans la presse croate depuis les années 1970. Par ailleurs, la

télévision croate a diffusé plusieurs documentaires consacrés à la Révolte du

17 septembre 1943.

8

Les commémorations

de 1944 à nos jours

Depuis la fin de la guerre, une cérémonie commémorative est organisée, chaque

17 septembre, par la municipalité de Villefranche. En 1950, un monument

provisoire est érigé en mémoire des martyrs. Cependant, afin de ne pas froisser

les autorités de Belgrade, l’épitaphe se voit coiffée d’une étoile rouge et honore

les « combattants yougoslaves ». Toutefois, les autorités yougoslaves décident

d’ériger un monument majestueux. Plusieurs artistes croates (Murti

 

ć, Hegedušić,

Radauš et Džamonja) sont pressentis et se rendent à Villefranche. Parmi les

esquisses qui en résulteront, c’est le projet du sculpteur zagrébois Vanja

Radauš, notoire résistant de la première heure, qui est retenu. Il réalise en 1952

un monument de pierre, animé de deux groupes d’hommes nus en bronze,

grandeur nature, tombant sous des balles, dont le moulage est financé par le

gouvernement de la république fédérée de Croatie.

Contre toute attente, Belgrade

s’oppose alors au projet si bien que

le monument ne sera jamais offert à

Villefranche, mais sera intégré dans

un monument à la Libération

inauguré en 1955 à Pula (en

Croatie), malgré les protestations de

Radauš. Aussi, les représentants

yougoslaves délaissent-ils peu à peu

les cérémonies commémoratives

organisées par les associations

d’anciens combattants. En 1961, le

Conseil municipal rebaptise

« Avenue des Croates » la route

menant au « Champ des martyrs » et ce sont bientôt les associations croates de

France qui prennent la relève

des officiels yougoslaves.

Depuis 1990, un représentant du

Conseil représentatif des

Institutions et de la Communauté

croates de France (CRICCF)

nouvellement créé et, depuis

l’indépendance de la Croatie en

1992, un représentant de

l’ambassade de Croatie en

France, participent chaque

année aux commémorations du

17 septembre, en présence du

maire ou de son délégué, de

Croates de la région et

d’habitants de Villefranche-de-

Rouergue. En 1993, pour le 50

 

e

anniversaire de la révolte des

Croates, l’administration croate

des Postes publia un timbre

commémoratif de l’insurrection du 17 septembre 1943. Quelques représentants

9

des associations bosniaques de France ont également pris part, à deux ou trois

reprises, aux cérémonies commémoratives au début des années 1990.

Depuis quelques années, une délégation d’anciens combattants croates s’y rend

chaque année. A l’occasion du 60

 

e anniversaire de la révolte, en 2003, M. Ivica

Pan

 

čić, ministre des anciens combattants de la République de Croatie, et

M. Pavle Kalini

 

ć, député au Parlement croate, ont fait le déplacement et

participé à l’inauguration, dans le centre-ville de Villefranche, d’une plaque

commémorative en mémoire de Louis Fontanges, maire de Villefranche en 1943,

sur laquelle est fait explicitement mention de la « Révolte des Croates ». En

2004, la délégation croate a remis à M. Serge Roques, député-maire de

Villefranche, une reproduction photographique du monument de Radauš,

initialement consacré à Villefranche. Dans des interviews publiées dans le

Villefranchois du 16 septembre 2004, M. Roques et M. Bozidar Gagro,

ambassadeur de Croatie en France, se sont prononcés en faveur de l’édification

d’un nouveau mémorial à Villefranche, sous réserve de l’accord des deux

gouvernements.

Lors de la commémoration du 17 septembre 2005, la Bosnie-Herzégovine fut

pour la première fois officiellement représentée par son ambassadeur en France,

M

 

me Željana Zovko.

Des liens étroits entre

Villefranche-de-Rouergue et la Croatie

Lors de sa dernière visite à Paris, en novembre 2005, le Premier ministre croate,

Ivo Sanader, a remis un mémorandum aux autorités françaises, dans lequel la

Croatie se disait prête à offrir à la municipalité de Villefranche-de-Rouergue une

copie du monument de Vanja Radauš qui était initialement destiné au mémorial

et qui bénéficie de l'assentiment du gouvernement de Sarajevo.

Les 13 et 14 février 2006, M. Serge Roques,

Député-Maire de Villefranche et M. Jean Puech,

Sénateur de l'Aveyron, se sont rendus en Croatie

afin de finaliser les derniers préparatifs pour la

réalisation du mémorial. Ils ont été reçus par le

Président de la République Stipe Mesi

 

ć, le

Premier ministre Ivo Sanader, le Ministre de la

Culture Božo Biškupi

 

ć et le président du Groupe

d'amitié Croatie-France au Sabor Petar Selem.

Ils ont également rencontré M. Ivan Jakov

 

čić,

président du comté d'Istrie et M. Valter Drandi

 

ć, Maire de Pula, qui a volontiers

accepté l'offre de jumelage avec Villefranche-de-Rouergue, que lui a soumise

M. Roques à cette occasion.

Le sens de ce nouveau mémorial est multiple. Ce monument est érigé en

l’honneur de la solidarité et de la conscience européennes dont ont fait preuve

les combattants en s’insurgeant contre le nazisme au prix de leur vie, mais aussi

en tant que symbole de courage et d’humanisme adressé aux générations

10

présentes et futures de l’Europe. Il est néanmoins aussi un témoignage d’amitié

de la Croatie et un signe de gratitude pour le souvenir que les Villefranchois

continuent à cultiver à l'égard de cet événement, en mémoire des liens profonds

qui unissent leur cité à la Croatie.

Afin d’être tout à fait fidèle à la vérité historique et de rendre justice aux

martyrs du 17 septembre 1943, le nouveau mémorial rendra compte des origines

nationales des uns et des autres avec l’épitaphe suivante :

A

UX MARTYRS

COMBATTANTS POUR LA LIBERTÉ

QUI S

 

INSURGÈRENT CONTRE LE NAZISME

LE

 

17 SEPTEMBRE 1943

À

 

VILLEFRANCHE-DE-ROUERGUE,

REPOSANT ICI ET EN DES LIEUX INCONNUS

 

,

L

EURS COMPATRIOTES

DE

 

CROATIE ET DE BOSNIE-HERZÉGOVINE,

LES

 

VILLEFRANCHOISES ET LES VILLEFRANCHOIS

FIDÈLEMENT RECONNAISSANTS

 

Au-delà de la réalisation du parc-mémorial, la commune de Villefranche-de-

Rouergue affiche la volonté de renforcer des liens qui, de par son histoire,

l'unissent à la Croatie.

Elle s'est ainsi engagée dans une procédure de jumelage avec la ville de Pula

(60 000 habitants), située en Istrie, sur la côte adriatique, dans le nord du pays.

Ce processus de rapprochement avec la ville de Pula s'est récemment traduit par

une rencontre avec le Maire de Pula, Boris Mileti

 

ć, à l'occasion de l'inauguration

du parc-mémorial. Une exposition de photographies sur la ville de Pula, des

visites de la ville de Villefranche et de son patrimoine, ainsi qu'une séance de

travail, ont ponctué ce séjour en terre villefranchoise du maire de Pula et de son

adjointe Vesna Petrovi

 

ć.

 

Par Thomas Dretart - Publié dans : DEMOCRATIES - Communauté : LIBERTE - Communauté créée par mamavisylvain-attiglah.over-blog.com –
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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 18:51
 
 
 
22/06/2000

DATE ANNIVERSAIRE
Le 22 juin, la Croatie commémore sa résistance aux côtés des Alliés
Sur les 230 000 combattants croates qui ont lutté aux côtés de Tito, 66 000 sont morts en résistant à l'occupant allemand et italien, et à leurs collaborateurs oustachis et tchetniks

Depuis l’indépendance, en 1992, cette date commémore le 22 juin 1941, premier acte de la résistance en Croatie, mais aussi le rôle de premier plan joué par les Partisans croates, fer de lance de la Résistance yougoslave. Comptant quelque 100 000 hommes dès 1943, la résistance croate fut proportionnellement l'une des plus importante d'Europe. Selon sa Constitution, la République de Croatie est aujourd'hui l'héritière de cette Croatie libre qui s'est affirmée à l'encontre de l' "Etat croate indépendant" lié, lui, aux puissances de l'Axe.

Chaque année, le jour férié du 22-Juin, la Croatie commémore l’insurrection armée de 1941, près de Sisak, contre l’occupant nazi et ses collaborateurs. Premier d'une longue série d'actes de résistance, il ouvrit la voie au long combat mené par les patriotes croates pendant la seconde guerre mondiale. Cela vaut aujourd'hui à la Croatie de figurer parmi les pays membres de la coalition alliée sortie victorieuse du combat contre le nazisme, malgré l'instauration par Hitler d'un "Etat croate indépendant".

 
La résistance yougoslave fut dirigée par le Croate Josip Broz dit Tito.

En avril 1941, les puissances de l'Axe envahissent la Yougoslavie au terme d'une offensive éclair appuyée par plus de cinquante divisions : 24 allemandes, 22 italiennes et 5 hongroises. Son territoire est démembré et partagé en deux grandes zones d'occupation : une zone allemande au nord d'une ligne Ljubljana-Karlovac-Sarajevo-Pristina, une zone italienne au sud de celle-ci. En outre, les territoires au nord de la Mure, de la Drave, et du Danube (Banat) sont annexés par la Hongrie de Horthy. La majeure partie de la Slovénie est annexée au Reich, tandis que le sud de la Slovénie, l'Istrie et la majeure partie de la Dalmatie sont annexées par l'Italie, le Monténégro devenant, quant à lui, un protectorat italien. Le reste du territoire est placé sous la tutelle de l'Axe par l'entremise de deux régimes collaborateurs : celui du Croate Ante Pavelic, leader des oustachis, placé à la tête d'un « Etat croate indépendant » (NDH), réunissant la majeure partie de la Croatie et toute la Bosnie-Herzégovine, et celui du général serbe Milan Nedic, ancien ministre des Armées de Yougoslavie, placé à la tête de la Serbie occupée.

Le bataillon de Sisak

C'est dans ce contexte que, quelques semaines après l’invasion de la Yougoslavie, une unité de combattants croates accomplit, le 22 juin 1941, son premier acte de résistance. Il est l'œuvre de la première unité résistante constituée sur le territoire de l’ancien royaume de Yougoslavie, mais aussi l'une des premières dans cette partie de l’Europe occupée. Bientôt rejoint par d'autres combattants, ce bataillon formé près de Sisak est dirigé par Vlado Janjic et Marjan Cvetkovic. Dès septembre 1941, il compte 77 résistants, tous Croates, exceptés un Slovène et deux Serbes de Croatie.

 
Andrija Hebrang (1899-1949), leader emblématique de la Résistance croate. Son fils, Andrija, est depuis 2003 vice-président du gouvernement croate.

Marquant le début de la résistance armée des démocrates et des antifascistes croates aux forces d’occupation et à leurs alliés, qu'ils s'agisse d'oustachis croates ou de tchetniks serbes, il sera le point de départ d'un soulèvement qui ira croissant. En moins de deux ans, il prendra une dimension militaire décisive débordant largement des frontières croates. L'échec de l'insurrection des Partisans en Serbie à l'automne 1941 - où les tchetniks serbes, majoritaires, collaborent ouvertement avec l'occupant nazi, les unités fascistes italiennes et le gouvernement collaborateur de Nedic - conduit la résistance à s'installer principalement en Croatie et en Bosnie. Bien qu'elle devra y livrer combat à la fois contre les oustachis de Pavelic et les tchetniks de Mihailovitch, elle y bénéficiera du soutien indispensable d'une grande part de la population locale.

La guerre des trains

Ainsi fin 1941, les forces de l'occupant allemand et italien et celles des collaborateurs croates atteignent les 300 000 hommes. Face à eux, la résistance en Croatie commence à s'organiser et compte alors déjà 150 unités combattantes et 18 bataillons indépendants rassemblant quelque 7000 partisans, mêlant aussi bien des résistants démocrates proche du parti paysan croate, que des militants du parti communiste croate. Ces combattants sont néanmoins placés sous l'autorité de l'état-major des partisans de Croatie (GS NOPOH), instauré le 19 octobre 1941 par Andrija Hebrang, chef du parti communiste croate. Son commandement est confié à Ivan Rukavina, ancien capitaine de l'armée républicaine durant la guerre d'Espagne. En réaction, l'Allemagne fait porter l'effectif des forces du NDH à 115 000 hommes, oustachis (volontaires) et domobranis (mobilisés). En outre, Italiens et Allemands s'appuient de plus en plus les tchetniks serbes de Draza Mihailovitch.

 
Zones d'opérationnelles des 13 Corps d'armée des partisans yougoslaves formés au printemps 1944 (cliquer sur l'image pour l'agrandir).

Bien que modeste au départ, la force de la Résistance croît rapidement et deviendra bientôt respectable. A l'été 1942, les effectifs des partisans croates atteignent 12 500 hommes et, en décembre de la même année, 25 000 (répartis en quatre divisions sur neuf au total sur le territoire yougoslave). Malgré l'instauration par les Italiens de 11 camps d'internement pour les opposants, Mussolini est conduit à envoyer en renfort, en mars 1942, cinq divisions supplémentaires dans la zone d'occupation italienne en Croatie et dans les autres territoires yougoslaves : de 18 leur nombre passe à 23, dépassant ainsi l'effectif germano-italien réuni à l'automne 1942 à la bataille d'El-Alamein, en Egypte. Il doit néanmoins renoncer à expédier un corps d'armée en appui sur le front de l'Est.

Malgré cela, les opérations de sabotage se multiplient, notamment contre les trains Belgrade-Zagreb, qui sont alors pour l'Italie la voie d'approvisionnement principale en pétrole de Roumanie : plus de 40 locomotives sont détruites avant fin 1942. A la demande de Rome, Hitler décide même d'affecter en décembre 1942 une division entière pour la sécuriser, en augmentant les effectifs allemands à 75 000 hommes, mais sans davantage de succès : près de 1800 trains seront sabotés en Croatie jusqu'à la fin de la guerre, immobilisant au total les transports ferroviaires durant plus de 38 000 heures.

1943, le tournant décisif

 
Territoires contrôlés à l'automne 1943 par les partisans yougoslaves (cliquer sur l'image pour l'agrandir) - source : Encyclopédie historique et culturelle de la Croatie, Zagreb, 1980.

L'ampleur de la résistance en Croatie a alors des répercussions sur l’ensemble du théâtre ex-yougoslave, et les partisans croates portent leur combat au-delà du territoire croate. Début 1943, les forces de l'Axe lancent ainsi contre les partisans plusieurs offensives appuyées par des forces germano-italiennes fortes de 120 000 hommes (y compris quelques milliers d'oustachis et de tchetniks). Plus de la moitié des combattants qui participent à la bataille de la Neretva (Herzégovine), en janvier, et à celle de la Sutjeska (frontière bosno-monténégrine), en mai, sont croates. Sur les 7300 partisans tués sur les rives de la Sutjeska, 4246 sont originaires de Croatie.

Aussi la capitulation de l'Italie, en septembre 1943, sera-t-elle le tournant décisif de la guerre en Croatie. Les partisans parviennent alors à y désarmer la majorité des troupes italiennes et à s'emparer de leur armement. C'est le cas notamment à Split, où la population parvient, le 10 septembre, à se libérer de l'occupation italienne sans aide extérieure, ce qui est le seul cas du genre sur le territoire croate, et yougoslave. Le 11 septembre, trois bataillons sont formés par les survivants du camp de concentration italien de Kampor, sur l'île de Rab, dont un bataillon juif, qui constitua la première unité armée de Juifs dans l'Europe occupée. Il compta quelque 250 hommes et fut intégré à la brigade des partisans croates de Rab. La majeure partie de la Dalmatie et de l'Istrie, jusqu'alors occupées, rejoignent alors massivement la résistance dirigée par le Croate Josip Broz, dit Tito. Le 13 septembre 1943, l'état-major régional des partisans d'Istrie proclame, à Pazin, la "réunification de l'Istrie avec la mère patrie croate" après plus de vingt ans d'occupation italienne - unique cas d'insurrection militaire enregistrée sur le territoire d'une des puissances de l'Axe.

Après la contre-offensive allemande en Dalmatie, Tito se réfugie, début 1944, en Adriatique sur l'île croate de Vis et y installe son quartier-général. Grâce à sa position stratégique, l'île servira de point de contact avec les Alliés et de base de secours à l'aviation anglo-américaine. Dans ce nouveau contexte, le IIIe Reich, qui comptait 108 000 hommes en Croatie et en Bosnie-Herzégovine à l'été 1943, est amené à doubler cet effectif début 1944, afin d'y intensifier ses opérations et sa répression, notamment sur la côte dalmate. En accord avec les Alliés, les partisans organisent l'évacuation, via l'île de Vis et l'Italie, de quelque 33 000 réfugiés. Environ 28 000 d'entre eux seront regroupés, jusqu'en 1947, dans un camp de réfugiés au pied du Sinaï, à El-Shatt (Egypte) - où un cimetière mémorial croate abrite aujourd'hui, à l'ombre du monument "La Mère dalmate", les tombes de 825 réfugiés.

 
Tito en compagnie de la direction politique de l'Armée de libération nationale, dans leur QG de l'île croate de Vis.

A l'automne 1943, sur les 300 000 Partisans de Tito combattant sur le territoire yougoslave, plus de 100 000 combattent en Croatie. Sur les 26 divisions ainsi formées, 11 sont croates, 7 bosniennes, 5 slovènes, 2 serbes et 1 monténégrine. Les partisans de Croatie et de Bosnie constituent alors le fer de lance de la résistance yougoslave. Au printemps 1944, les effectifs des partisans de Croatie atteignent 110 000 hommes, répartis en 5 corps d'armée, 13 divisions, 33 brigades et un grand nombre d'unités indépendantes, toutes placées sous les ordres de l'état-major de l'Armée de libération nationale de Croatie (GSNOVH), comme elle s'intitule officiellement depuis 1943.

La Croatie libre

VOIR AUSSI

La Révolte des Croates du 17 septembre 1943 à Villefranche-de-Rouergue
La Seconde Guerre mondiale

Auparavant, en juin 1943, la Croatie s'est même dotée, à Otocac et Plitvice, d’un État-major civil national, le ZAVNOH (Conseil territorial antifasciste du mouvement de libération nationale de Croatie), présidé par une grande figure intellectuelle croate, l'écrivain Vladimir Nazor, et secondé par Andrija Hebrang. Instance suprême de la résistance en Croatie, ce Conseil coordonne alors les actions militaires des unités croates des Partisans, et organise la vie économique des territoires sous leur contrôle. En novembre de la même année, la Bosnie-Herzégovine suivra à son tour l'exemple de Croatie.

 
Cachet officiel de l'état-major de l'Armée de libération nationale des partisans de Croatie [Hrvatske], GSNOPOH.

Ces deux instances seront par la suite intégrées au Conseil antifasciste de libération nationale de la Yougoslavie (AVNOJ), dont la deuxième session, les 29 et 30 novembre 1943 à Jajce, est considérée comme l'acte fondateur de la Yougoslavie fédérale d'après-guerre. Lors de sa deuxième session, en octobre 1943, le ZAVNOH déclara nuls et non avenus tous les accords conclus par « l’Etat croate indépendant » et proclama le rattachement à la Croatie de l'Istrie, de Rijeka et du Kvarner, de Zadar et des autres territoires occupés. Plusieurs leaders du parti paysan croate le rejoignent à cette occasion. En mai 1944, lors de sa troisième session à Topusko, il se constitue en assemblée constituante de l'Etat fédéré de Croatie (Federalna Drazava Hrvatska) au sein de la future Yougoslavie fédérale. En avril 1945, le ZAVNOH nomme le premier gouvernement croate et, à l'issue de la guerre, le 27 juillet 1945, ses délégués se constituent à Zagreb en Parlement de l'Etat fédéré de Croatie, restaurant ainsi la continuité du Sabor.

 
Organigramme des unités combattantes des partisans yougoslaves dressé par les services de renseignements italiens (cliquer sur l'image pour l'agrandir)..

Ainsi, en marge de l’existence concomitante et bien connue de « l’Etat croate indépendant » de Pavelic, une autre Croatie, résistante celle-là, s'affirme de plus en plus haut. Elle jouera un rôle de premier plan, tant au niveau national que régional, et deviendra une force respectable qui finira même par supplanter, en 1944, les effectifs militaires du NDH. On compte alors, fin 1944, 151 500 résistants, (5 corps d'armée, 17 divisions - sur un total de 9 corps d'armée et 41 divisions composant l'Armée de libération nationale de Yougoslavie). Néanmoins, l'effectif des forces allemandes continue de croître jusqu'à atteindre, à l'automne 1944, 300 000 hommes, soit trois fois plus qu'à l'été 1943.

L'effacement de la résistance croate

En novembre 1944, le 8e Corps de l'Armée de libération nationale de Croatie parvient à libérer définitivement la Dalmatie, malgré des effectifs ennemis importants, forts de 45 000 soldats allemands, 12 000 oustachis ou domobranis et 5 000 tchetniks. Tandis que l'Armée rouge pénètrera en Serbie par le nord, deux divisions et une brigade des partisans de Croatie participeront en octobre 1944, aux opérations finales en Serbie, ainsi qu'à la libération de Belgrade, le 20 octobre. Composé de quatre divisions de partisans croates, le 8e Corps, devenu entretemps la IVe armée, anéantit le 15e corps allemand et libère la Lika en mars et avril 1945.

 
 
Les collaborateurs croate et serbe rencontrent Hitler : le Croate Ante Pavelic (en haut), le 9 juin 1941, et le Serbe Milan Nedic (en bas), le 19 septembre 1943.

Absorbée progressivement par le mouvement de plus en plus unitariste des Partisans yougoslaves, la spécificité de la composante croate de la Résistance yougoslave s'estompe néanmoins, peu à peu. Cette tendance s'accentuera encore après le limogeage, fin 1944, d'Andrija Hebrang, secrétaire général du Comité central du PC croate et partisan d'une autonomie accrue de la Croatie au sein de la Yougoslavie titiste. Attaché à forger l'unité du parti communiste yougoslave, son secrétaire général, Tito, veillera en effet à gommer les particularités nationales au sein d'une résistance yougoslave pourtant encore très disparate.

Pour des raisons politiques, l'homme fort de la future Yougoslavie cherchera à équilibrer la part de chaque république dans la composition des quatre armées qui participeront aux opérations finales sur le territoire yougoslave. Il s'opposera ainsi à ce que les partisans croates n'en obtiennent deux à eux seuls, malgré l'importance de leurs forces. Pour les mêmes raisons, le 10e Corps de Zagreb n'a pas été autorisé a pénétrer le premier dans la capitale croate. L'historiographie officielle d'après-guerre imposera néanmoins le mythe d'un mouvement homogène, entretenu par le bannissement de toute référence nationale. L'élimination physique d'Andrija Hebrang, en 1949, restera le symbole de cette répression contre les opposants à l'unitarisme yougoslave. De fait, la contribution particulière des partisans croates est encore aujourd'hui très largement ignorée à l'étranger.

Héritage et légitimité historique

Il reste que 471 836 personnes ont participé à la résistance en Croatie, dont 230 000 dans des unités combattantes, pour une population s'élevant alors à 4,2 millions d'habitants. Les deux tiers d'entre eux étaient des Croates, et un quart, des Serbes de Croatie. Rien qu'à Zagreb, 50 000 personnes ont rejoint les partisans. Les pertes parmi les partisans croates dépassent les 66 000 hommes. Aussi la Croatie fut-elle un des rares pays d'Europe à s'être libéré sans intervention extérieure directe, ni des Alliés ni de l'Armée rouge.

1921 : PREMIER ACTE DE RESISTANCE AU FASCISME EN EUROPE

En 1920, le traité de Rapallo (12 novembre) accorde à l’Italie d’importants territoires croates (Istrie, Zadar et ses environs, les îles de Cres, Losinj et Lastovo) et slovènes, et leurs 400 000 habitants. Bien que proclamée Etat libre (à l'instar de Dantzig), la ville de Rijeka (Fiume), convoitée par les légionnaires profasciste de Gabriele d'Annunzio, est, elle, annexée par Mussolini en 1924 à la suite du traité de Rome conclu avec Belgrade. La répression qui s'ensuivra, notamment après l'instauration du régime fasciste (1922), entraînera, en dix ans, la mort de 2000 Croates et Slovènes, et conduira à l'intermement de 20 000 et à l'expulsion de 100 000 autres. C'est dans ce contexte qu'intervient, en Istrie, la grande révolte des mineurs de Labin soutenue par la population croate des environs également soumise à l'occupation italienne. La résistance à la sanglante répression conduite, en 1921, par Mussolini contre l'autoproclamée "République de Labin" est considérée par les historiens comme le premier acte de résistance armé en Europe contre le fascisme.

La participation du premier président croate, Franjo Tudjman, résistant de la première heure, aux célébrations du 50e anniversaire du 8 mai 1945 à Paris, fut l'une des premières reconnaissances internationales de la contribution de la Croatie, en tant que telle, à la victoire des Alliés. L'Etat d'Israël a décerné, jusqu'en 2005, la médaille du "Juste parmi les nations" en tout à 104 citoyens croates pour leur action en faveur des Juifs. Parmi les résistants "yougoslaves" qui se sont illustrés à l'étranger, un grand nombre étaient des Croates. Ainsi, durant la Guerre d'Espagne, sur les 1052 combattants "yougoslaves" qui se sont engagé dans les brigades internationales, 528 étaient des Croates, dont un tiers de communistes. Nombre d'entre eux ont aussi rejoint la Résistance française. C'est notamment le cas de Ljubomir Ilic (Ilitch), dit Conti, né à Split en 1905. Membre du Comité militaire national de la Libération, il fut commandant des FTP-MOI de la Zone Sud, puis commandant de toutes les unités des immigrants dans les Forces françaises de l'intérieur et seul général des FFI à n'être pas français.

 
L'ancien président croate, Franjo Tudjman (1922-1999), fut officier dans l'armée des partisans de Croatie durant la seconde guerre mondiale.

Aujourd’hui c'est tout naturellement sur la « Croatie libre » (ZAVNOH), issue du maquis, que la République de Croatie fonde sa continuité et sa légitimité historique. Elle n'est nullement l'héritière de « l'Etat croate indépendant » de Pavelic, mis sur pied et soutenu par l'Axe. Le préambule de la Constitution du 22 décembre 1990 le rappelle sans équivoque : « avec la refondation de la souveraineté étatique durant la seconde guerre mondiale, qui s'est affirmée à l'encontre de l'instauration de l'Etat croate indépendant (1941), dans les décisions du Conseil territorial antifasciste du mouvement de libération nationale de Croatie (1943), plus tard dans la Constitution de la République Populaire de Croatie (1947), et ensuite dans les Constitutions de la République Socialiste de Croatie (1963 à 1990). »

Malgré ces faits, l'histoire de la Croatie durant la seconde guerre mondiale est encore trop souvent réduite à la collaboration du régime de Pavelic avec les puissances de l'Axe, alors que la Résistance croate, malgré son importance, demeure largement ignorée. La disparition de la Yougoslavie et l'avènement de la démocratie en Croatie au début des années 1990 ont cependant permis de lever le voile sur ce sujet, jusqu'alors tabou.

La célébration du 22 juin en est aujourd'hui l'un des symboles.

Sources bibliographiques: "Doprinos Hrvatske pobjedi Antifasisticke koalicije" [La Contribution de la Croatie à la victoire de la coalition alliée], Hrvatski Sabor [Parlement croate], Zagreb, 1995.

 
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Par Thomas Dretart - Publié dans : Critiques - Communauté : LIBERTE - Communauté créée par mamavisylvain-attiglah.over-blog.com –
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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 11:17

Sūrat `Abasa - O n s e n a m r š t i o

`Abasa Wa Tawallá (`abasa: 1).

'An Jā'ahu Al-'A`má (`abasa: 2).

Wa Mā Yudrīka La`allahu Yazzakká (`abasa: 3).

'Aw Yadhdhakkaru Fatanfa`ahu Adh-Dhikrá (`abasa: 4).

'Ammā Mani Astaghná (`abasa: 5).

Fa'anta Lahu Taşaddá (`abasa: 6).

Wa Mā `Alayka 'Allā Yazzakká (`abasa: 7).

Wa 'Ammā Man Jā'aka Yas`á (`abasa: 8).

Wa Huwa Yakhshá (`abasa: 9).

Fa'anta `Anhu Talahhá (`abasa: 10).

Kallā 'Innahā Tadhkirahun (`abasa: 11).

Faman Shā'a Dhakarahu (`abasa: 12).

Fī Şuĥufin Mukarramahin (`abasa: 13).

Marfū`atin Muţahharahin (`abasa: 14).

Bi'aydī Safarahin (`abasa: 15).

Kirāmin Bararahin (`abasa: 16).

Qutila Al-'Insānu Mā 'Akfarahu (`abasa: 17).

Min 'Ayyi Shay'in Khalaqahu (`abasa: 18).

Min Nuţfatin Khalaqahu Faqaddarahu (`abasa: 19).

Thumma As-Sabīla Yassarahu (`abasa: 20).

Thumma 'Amātahu Fa'aqbarahu (`abasa: 21).

Thumma 'Idhā Shā'a 'Ansharahu (`abasa: 22).

Kallā Lammā Yaqđi Mā 'Amarahu (`abasa: 23).

Falyanžuri Al-'Insānu 'Ilá Ţa`āmihi (`abasa: 24).

'Annā Şababnā Al-Mā'a Şabbāan (`abasa: 25).

Thumma Shaqaqnā Al-'Arđa Shaqqāan (`abasa: 26).

Fa'anbatnā Fīhā Ĥabbāan (`abasa: 27).

Wa `Inabāan Wa Qađbāan (`abasa: 28).

Wa Zaytūnāan Wa Nakhlāan (`abasa: 29).

Wa Ĥadā'iqa Ghulbāan (`abasa: 30).

Wa Fākihatan Wa 'Abbāan (`abasa: 31).

Matā`āan Lakum Wa Li'an`āmikum (`abasa: 32).

Fa'idhā Jā'ati Aş-Şākhkhahu (`abasa: 33).

Yawma Yafirru Al-Mar'u Min 'Akhīhi (`abasa: 34).

Wa 'Ummihi Wa 'Abīhi (`abasa: 35).

Wa Şāĥibatihi Wa Banīhi (`abasa: 36).

Likulli Amri'in Minhum Yawma'idhin Sha'nun Yughnīhi (`abasa: 37).

Wujūhun Yawma'idhin Musfirahun (`abasa: 38).

Đāĥikatun Mustabshirahun (`abasa: 39).

Wa Wujūhun Yawma'idhin `Alayhā Ghabarahun (`abasa: 40).

Tarhaquhā Qatarahun (`abasa: 41).

'Ūlā'ika Humu Al-Kafaratu Al-Fajarahu (`abasa: 42).

 


S u r a LXXX

 

O n   s e   n a m r š t i o

 


U ime Boga: Onog koji čini milosrđe, Milosrdnog.

 

1 On se namrštio i okrenuo 2 jer je slijepac došao k njemu.

3 Tko ti je dao znati ako, može biti, ovaj se očisti 4 ili razmisli tako da Opomena njemu bude korisna?

5 Glede onoga koji je bogat, 6 ti mu pristupaš užurbano; 7 ne vodeći računa da li se očistio.

8 Ali za onoga koji dođe k tebi, pun gorljivosti 9 i straha, 10 ti nisi zainteresiran!

11 Sasvim suprotno! To je uistinu, Opomena. 12 Tko hoće taj će se toga sjećati.

13 On je sadržan na listovima obožavanim. 14 uzvišenim, očišćenim, 15 u rukama pisara 16 uzvišenih i čistih.

17 Nek čovjek propadne! Kojeg li bezbožnika!

18 Kako ga je Bog stvorio? 19 Od jedne kapi sjemena.

On ga je stvorio i utvrdio njegovu sudbinu; 20 zatim je učinio lakim njegov put; 21 dao je da umre, dao je da ga stave u grob; 22 po tome on će ga uskrsnuti, kad on to bude želio.

23 Sasvim suprotno! Čovjek ne čini ono što mu Bog zapovijeda.

24 Nek čovjek promotri svoju hranu. 25 Mi smo rasuli vodu u izobilju. 26 potom smo duboko rascijepili zemlju. 27 mi smo dali da iz nje izniknu žitarice, 28 loza i povrće, 29 masline i palme, 30 bujni vrtovi, 31 voće i pašnjaci, 32 koju vi uživate, vi i vaša stada.

33 Ali kad dođe Tresak, 34 na Dan kad će čovjek bježati od svog brata, 35 od svoje majke, svog oca, 36 od svoje pratiteljice i svojih sinova: 37 tog Dana, svakom će čovjeku dostajati ono što se na njega odnosi.

38 Tog Dana, lica će biti obasjana, 39 nasmijana i radosna.

40 Tog Dana, lica će biti pokrivena prašinom, 41 obvijena tminama. 42 Takvi su nevjernici i razvratnici.

Par Thomas Dretart - Publié dans : Livres saints - Communauté : Démocraties
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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 11:13

    Sūrat An-Nāzi`āt

Wa An-Nāzi`āti Gharqāan (An-Nāzi`āt: 1).

Wa An-Nāshiţāti Nashţāan (An-Nāzi`āt: 2).

Wa As-Sābiĥāti Sabĥāan (An-Nāzi`āt: 3).

Fālssābiqāti Sabqāan (An-Nāzi`āt: 4).

Fālmudabbirāti 'Amrāan (An-Nāzi`āt: 5).

Yawma Tarjufu Ar-Rājifahu (An-Nāzi`āt: 6).

Tatba`uhā Ar-Rādifahu (An-Nāzi`āt: 7).

Qulūbun Yawma'idhin Wājifahun (An-Nāzi`āt: 8).

'Abşāruhā Khāshi`ahun (An-Nāzi`āt: 9).

Yaqūlūna 'A'innā Lamardūdūna Fī Al-Ĥāfirahi (An-Nāzi`āt: 10).

'A'idhā Kunnā `Ižāmāan Nakhirahan (An-Nāzi`āt: 11).

Qālū Tilka 'Idhāan Karratun Khāsirahun (An-Nāzi`āt: 12).

Fa'innamā Hiya Zajratun Wāĥidahun (An-Nāzi`āt: 13).

Fa'idhā Hum Bis-Sāhirahi (An-Nāzi`āt: 14).

Hal 'Tāka Ĥadīthu Mūsá (An-Nāzi`āt: 15).

'Idh Nādāhu Rabbuhu Bil-Wādi Al-Muqaddasi Ţuwan (An-Nāzi`āt: 16).

Adh/hab 'Ilá Fir`awna 'Innahu Ţaghá (An-Nāzi`āt: 17).

Faqul Hal Laka 'Ilá 'An Tazakká (An-Nāzi`āt: 18).

Wa 'Ahdiyaka 'Ilá Rabbika Fatakhshá (An-Nāzi`āt: 19).

Fa'arāhu Al-'Āyata Al-Kubrá (An-Nāzi`āt: 20).

Fakadhdhaba Wa `Aşá (An-Nāzi`āt: 21).

Thumma 'Adbara Yas`á (An-Nāzi`āt: 22).

Faĥashara Fanādá (An-Nāzi`āt: 23).

Faqāla 'Anā Rabbukumu Al-'A`lá (An-Nāzi`āt: 24).

Fa'akhadhahu Allāhu Nakāla Al-'Ākhirati Wa Al-'Ūlá (An-Nāzi`āt: 25).

'Inna Fī Dhālika La`ibratan Liman Yakhshá (An-Nāzi`āt: 26).

'A'antum 'Ashaddu Khalqāan 'Ami As-Samā'u Banāhā (An-Nāzi`āt: 27).

Rafa`a Samkahā Fasawwāhā (An-Nāzi`āt: 28).

Wa 'Aghţasha Laylahā Wa 'Akhraja Đuĥāhā (An-Nāzi`āt: 29).

Wa Al-'Arđa Ba`da Dhālika Daĥāhā (An-Nāzi`āt: 30).

'Akhraja Minhā Mā'ahā Wa Mar`āhā (An-Nāzi`āt: 31).

Wa Al-Jibāla 'Arsāhā (An-Nāzi`āt: 32).

Matā`āan Lakum Wa Li'an`āmikum (An-Nāzi`āt: 33).

Fa'idhā Jā'ati Aţ-Ţāmmatu Al-Kubrá (An-Nāzi`āt: 34).

Yawma Yatadhakkaru Al-'Insānu Mā Sa`á (An-Nāzi`āt: 35).

Wa Burrizati Al-Jaĥīmu Liman Yará (An-Nāzi`āt: 36).

Fa'ammā Man Ţaghá (An-Nāzi`āt: 37).

Wa 'Āthara Al-Ĥayāata Ad-Dunyā (An-Nāzi`āt: 38).

Fa'inna Al-Jaĥīma Hiya Al-Ma'wá (An-Nāzi`āt: 39).

Wa 'Ammā Man Khāfa Maqāma Rabbihi Wa Nahá An-Nafsa `Ani Al-Hawá (An-Nāzi`āt: 40).

Fa'inna Al-Jannata Hiya Al-Ma'wá (An-Nāzi`āt: 41).

Yas'alūnaka `Ani As-Sā`ati 'Ayyāna Mursāhā (An-Nāzi`āt: 42).

Fīma 'Anta Min Dhikrāhā (An-Nāzi`āt: 43).

'Ilá Rabbika Muntahāhā (An-Nāzi`āt: 44).

'Innamā 'Anta Mundhiru Man Yakhshāhā (An-Nāzi`āt: 45).

Ka'annahum Yawma Yarawnahā Lam Yalbathū 'Illā `Ashīyatan 'Aw Đuĥāhā (An-Nāzi`āt: 46).

 


S u r a LXXIX

 

O n i   k o j i   č u p a j u  duše

 

U ime Boga: Onog koji čini milosrđe, Milosrdnog.

 

1 Onih mi koji silom čupaju! 2 Onih mi koji brzo trče! 3 Onih mi koji s lakoćom plivaju! 4 Onih mi koji napreduju prvi 5 za ravnati svim stvarima!

6 Tog Dana, odjeknut će velika buka 7 koju će druga naslijediti!

8 Tog Dana srca će biti uznemirena 9 i pogledi posramljeni.

10 Ljudi će reći: « Hoćemo li mi biti odneseni u naše prvobitno stanje, 11 kad ćemo biti truli kosturi? »

12 Oni će reći: « To će biti jedan stravičan povratak! »

13 Bit će samo jedan krik 14 i evo kako će se oni naći na površini zemlje!

15 Povijest Mojsijeva da li jek tebi stigla? 16 Njegov ga Gospod pozva u dolinu Tuwa: 17 « Idi naći Faraona – on je pobunjenik – 18 i reci mu: " Jesi li ti spreman očistiti se 19 i ja ću te voditi k tvome Gospodu da bi ga ti poštovao? " » 20 Zatim mu on pokaza jedan vrlo veliki Znak.

21 Faraon povika da je to laž, on se pobuni 22 i naglo okrenu leđa.

23 Tad on sakupi svoje ljude; on izvrši jedan proglas 24 govoreći: « Ja sam vaš Gospod, Svevišnji! »

25 Bog njega kazni jednom onostranom kaznom i onom iz ovdašnjeg života. 26 – Ima tu jedna pouka za onoga tko se boji Boga –

27 Je li teže vas stvoriti ili izgraditi nebeski svod? 28 Bog mu je podigao voltu; on ju je postavio skladno; 29 on je zatamnio njenu noć i dao joj njenu jasnoću.

30 Potom je on rastegao zemlju; 31 i dao da na njoj izbiju voda i pašnjaci.

32 On je pouzdano postavio planine 33 za vaše dobro i ono vaših stada.

34 Kad se bude pojavila propast svijeta; 35 na Dan kad će se čovjek sjetiti onoga što se trudio činiti, 36 pojavit će se Pećnica onome tko ima sposobnost da vidi.

37 Onome tko je pobunjenik, 38 onome tko bude predpostavljao život ovog svijeta 39 Pećnica će biti sklonište.

40 Glede onoga koji se bude bojao pojaviti pred svojim Gospodom i koji bude sačuvao svoju dušu od strasti, 41 Raj će biti njegovo sklonište.

42 Oni će te ispitivati glede Ćasa: « Kad će on doći? »

43 Kako ti o njemu možeš govoriti? 44 To pripada tvom Gospodu da mu utvrdi trenutak.

45 Ti si samo jedan upozoritelj na ono čega se boje.

46 Dan kad će ga ljudi vidjeti, njima će se činiti da su u svojim grobovima ostali samo jednu večer ili jedno jutro.

Par Thomas Dretart - Publié dans : Livres saints - Communauté : Démocraties
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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 11:08

Sūrat An-Naba' - N a j a v a

`Amma Yatasā'alūna (An-Naba': 1).

`Ani An-Naba'i Al-`Ažīmi (An-Naba': 2).

Al-Ladhī Hum Fīhi Mukhtalifūna (An-Naba': 3).

Kallā Saya`lamūna (An-Naba': 4).

Thumma Kallā Saya`lamūna (An-Naba': 5).

'Alam Naj`ali Al-'Arđa Mihādāan (An-Naba': 6).

Wa Al-Jibāla 'Awtādāan (An-Naba': 7).

Wa Khalaqnākum 'Azwājāan (An-Naba': 8).

Wa Ja`alnā Nawmakum Subātāan (An-Naba': 9).

Wa Ja`alnā Al-Layla Libāsāan (An-Naba': 10).

Wa Ja`alnā An-Nahāra Ma`āshāan (An-Naba': 11).

Wa Banaynā Fawqakum Sab`āan Shidādāan (An-Naba': 12).

Wa Ja`alnā Sirājāan Wa Hhājāan (An-Naba': 13).

Wa 'Anzalnā Mina Al-Mu`şirāti Mā'an Thajjājāan (An-Naba': 14).

Linukhrija Bihi Ĥabbāan Wa Nabātāan (An-Naba': 15).

Wa Jannātin 'Alfāfāan (An-Naba': 16).

'Inna Yawma Al-Faşli Kāna Mīqātāan (An-Naba': 17).

Yawma Yunfakhu Fī Aş-Şūri Fata'tūna 'Afwājāan (An-Naba': 18).

Wa Futiĥati As-Samā'u Fakānat 'Abwābāan (An-Naba': 19).

Wa Suyyirati Al-Jibālu Fakānat Sarābāan (An-Naba': 20).

'Inna Jahannama Kānat Mirşādāan (An-Naba': 21).

Lilţţāghīna Ma'ābāan (An-Naba': 22).

Lābithīna Fīhā 'Aĥqābāan (An-Naba': 23).

Lā Yadhūqūna Fīhā Bardāan Wa Lā Sharābāan (An-Naba': 24).

'Illā Ĥamīmāan Wa Ghassāqāan (An-Naba': 25).

Jazā'an Wifāqāan (An-Naba': 26).

'Innahum Kānū Lā Yarjūna Ĥisābāan (An-Naba': 27).

Wa Kadhdhabū Bi'āyātinā Kidhdhābāan (An-Naba': 28).

Wa Kulla Shay'in 'Aĥşaynāhu Kitābāan (An-Naba': 29).

Fadhūqū Falan Nazīdakum 'Illā `Adhābāan (An-Naba': 30).

'Inna Lilmuttaqīna Mafāzāan (An-Naba': 31).

Ĥadā'iqa Wa 'A`nābāan (An-Naba': 32).

Wa Kawā`iba 'Atrābāan (An-Naba': 33).

Wa Ka'sāan Dihāqāan (An-Naba': 34).

Lā Yasma`ūna Fīhā Laghwan Wa Lā Kidhdhābāan (An-Naba': 35).

Jazā'an Min Rabbika `Aţā'an Ĥisābāan (An-Naba': 36).

Rabbi As-Samāwāti Wa Al-'Arđi Wa Mā Baynahumā Ar-Raĥmāni Lā Yamlikūna Minhu Khiţābāan (An-Naba': 37).

Yawma Yaqūmu Ar-Rūĥu Wa Al-Malā'ikatu Şaffāan Lā Yatakallamūna 'Illā Man 'Adhina Lahu Ar-Raĥmānu Wa Qāla Şawābāan (An-Naba': 38).

Dhālika Al-Yawmu Al-Ĥaqqu Faman Shā'a Attakhadha 'Ilá Rabbihi Ma'ābāan (An-Naba': 39).

'Innā 'Andharnākum `Adhābāan Qarībāan Yawma Yanžuru Al-Mar'u Mā Qaddamat Yadāhu Wa Yaqūlu Al-Kāfiru Yā Laytanī Kuntu Turābāan (An-Naba': 40).

 


S u r a LXXVIII

 

N a j a v a

 

U ime Boga: Onog koji čini milosrđe, Milosrdnog.

 

  • 1 O čemu se oni uzajamno ispituju'
  • 2 O svečanoj najavi
  • 3 glede koje oni nisu složni.
  • 4 Ali ne!…
Oni će znati uskoro!
  • 5 Još jedanput: ne!
Oni će uskoro znati!
  • 6 Nismo li mi prostrli zemlju kao ležaj za odmor,
  • 7 i planine kao podupirače šatoru?
  • 8 Mi smo vas stvorili u parovima.
  • 9 Od vašeg smo sna načinili odmor.
  • 10 Od noći smo načinili zavjesu.
  • 11 Od dana smo načinili trenutak života-
  • 12 Iznad vas smo napravili sedam nepotresivih nebesa.
  • 13 Ondje smo postavili sjajna svjetlila.
  • 14 Spustili smo iz oblaka obilnu vodu,
  • 15 da bi iznikle, zahvaljujući njoj,

žitarice, biljke

  • 16 i preobilni vrtovi.

17 Da, Dan Odluke je utvrđen. 18 Vi će te doći u brojnim skupinama,

u Dan kad se zasvira u trublju.
  • 19 Nebo će biti otvoreno;
njegova vrata također.
  • 20 Planine će se pokrenuti;
one će postati priviđenje.
  • 21 Pakao u zasjedi
  • 22 bit će pribježište za buntovnike.
  • 23 Oni će tu stoljećima boraviti
  • 24 a da ne oćute ni svježine, ni pića
  • 25 – osim kipuće vode i smradnog napitka –
  • 26 To će biti jedna pravedna naknada.
  • 27 Oni nisu očekivali Suđenje;
  • 28 naše su Znakove proglašavali lažima;
  • 29 dok smo mi o svemu vodili računa
i upisivali to u Knjigu.
  • 30 Kušajte dakle!
Mi ne ćemo uvećati, vama,
drugo do li kaznu.
  • 31 To će biti jedan uspjeh
za one koji se boje Boga:
  • 32 vrtovi i vinogradi,
  • 33 djevojke podjednake dobi,
  • 34 prepune kupe.
  • 35 Oni ondje ne će slušati
ni prazne riječi, ni laži:
  • 36 to je jedna nagrada tvog Gospoda,
jedan dar točno izračunan
  • 37 od strane Gospodara nebesa i zemlje
  • i onoga što je između to dvoje;
od Milosrdnoga
kojem oni ne će moći uputiti riječ.
  • 38 Na Dan kad Duh i Anđeli
budu stojali uspravni u jednom redu,
oni ne će govoriti
– osim onoga kome Milosrdni bude to dopustio
i koji će izreći jednu pravednu riječ –
  • 39 Tog Dana je Istina.
Tko to bude htio
naći će utočište kod svog Gospoda.
  • 40 Da, Mi smo upozorili na blisku kaznu
na Dan kad će čovjek promatrati svoja djela
a nevjernik će reći:
« Nesretan ja!
Kad bih samo mogao biti prah! »
Par Thomas Dretart - Publié dans : Livres saints - Communauté : Démocraties
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