Arif Ključanin:L'oeil d'Eléazar/Eleazarovo oko - Traduction – Tomislav Dretar

Publié le par Thomas Dretart

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Arif Ključanin: L'oeil d'Eléazar - Traduction – Tomislav Dretar
Arif Ključanin: BUNA – ELEAZAROVO OKO/Rivière Buna


Ma rencontre avec la rivière Buna a été impressionnante. Ce fut une rencontre avec l'œil tout voyant d’Eléazar, après quoi personne ne reste heureux de la même manière. Satisfactions, les ambitions et des espoirs deviennent instables et fragiles comme une toile d'araignée, comme dans tant émerveillant récit de Leonid Andreïev, où les yeux d’héros, après deux jours passés dans le tombeau, elles deviennent une source de connaissance du terrible sentiment tragique de l'existence. Connaissances sur la vie et les expériences que j'ai apporté avec moi, dont la valeur que je n'ai jamais sérieusement mis en doute, ont chuté à travers mes yeux, comme petit money sans valeur à travers la poche déchirée, dans l'abîme froide de source et coulaient, coulaient, coulaient… Tout d'abord, par la peur: falaises abruptes, à l'ombre duquel je me trouvais comme si elle coulait de la profondeur noire et s’inclinait incertaine, comme dans la prière, par-dessous du puissante et terrifiante grand jet d'eau. Mais ce n’était pas uniquement de l'eau! Avec de l'eau des entrailles de la terre sortait encore quelque chose ce qui moi ne savait-je pas comment en nommer, et qui me faisait la peur, et demande qu'il soit admiré et presque lui fasse un prieur. Parce que, justement ce quelque chose tient la roche au-dessus de l'eau et des humaines. Or la conscience de la peur: au fond de la peur est l'entrée en soi-même. Tout ce de quoi me suis-je tenu, tout cela dans ce que je croyais, il n'y était d’aucun soutien. soutien. De la peur j'ai coulé encore plus profondément dans la flaque infectieuse des images de mes propres souvenirs que je n'aurais jamais voulu regarder à nouveau. Enfin, de la flaque et tomba dans un nouvel abîme - je me tenais avec fermeté contre la clôture blottir avec une source terrible, sous le soleil. IL m’a fallu accepter mon destin et avec moi-même tel quel suis-je en vérité et avec l’incertitude de la fin. Je me suis retourné et j'ai essayé de pas d’âge très avancé essayait s’en aller plus loin possible. Mais je n'ai jamais allés si loin que je ne pouvais pas retourner à Herzégovine et descendre de nouveau s’incliner au-dessus de Buna-rivière et encore voir le fond de moi-même.
Moj susret sa Bunom bio je strašan. Bio je to susret sa sveotkrivajućim Eleazarovim okom, nakon čega niko više ne ostaje sretan na isti način. Zadovoljstva, ambicije i nade postaju nestalne i lomljive poput paučine, kao u onoj čudnovatoj pripovjedci Leonida Andrejeva, u kojoj junakove oči, nakon dva dana provedenih u grobu, postaju strašnim izvorom spoznaje tragičnog smisla egzistencije. Znanja o životu i iskustva koja sam donio sa sobom, u čiju vrijednost nikada ranije nisam ozbiljno posumnjao, ispala su kroz moje oči, kao bezvrijedan sitniš kroz razdrt džep, u hladni bezdan vrela i tonula, tonula, tonula... Prvo kroz strah: strma litica u čijoj sam sjenci stajao kao da je i sama tekla iz crnog bezdana i nesigurno se naginjala , kao u molitvi, nad užasavajuće snažnim i velikim mlazom vode. Ali tu ne izvire samo voda! S vodom iz zemljine utrobe izlazi još nešto što nikako ne umijem imenovati, a plaši i traži da mu se diviš i, gotovo, moliš. Jer, upravo to NEŠTO drži stijenu nad vodom i ljudima. Zatim kroz svijest o strahu: na dnu straha ulaz je u samoga sebe.Sve ono za što sam se držao i sve ono u što sam vjerovao, nije bilo nikakav oslonac. Potonuo sam još dublje od straha, u kužnu kaljužu onih slika vlastitog sjećanja koje nikada ne bih poželio gledati. Na kraju, iz te kaljuže padoh u novi bezdan – stajao sam čvrsto privit uz ogradu nad strašnim izvorom, pod suncem. Valjalo mi se pomiriti sa sobom kakav doista jesam i novom neizvjesnošću kraja. Okrenuo sam se i korakom duboke starosti pokušao otići što dalje. Ali nikada nisam otišao toliko daleko da se ne bih mogao ponovo vratiti u Hercegovinu i svratiti na Bunu, da se iznova nagnem nad izvor i pokušam ugledati dno samoga sebe.



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