Milo Jukić: Vukovar

Publié le par Thomas Dretart

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VUKOVAR

 

Čim je počela kanonada zla

sveci su pobjegli u čistilište,

čuvajući mitre i sviloveze,

oni siromašniji i užad,

okovratnike preostale od vješanja,

mučenici otvorene rane zaklonili

od smrada besmisla.

 

Samo je onaj raspeti Isus

ostao . Znao je da će mu ruke i noge

još jednom biti prebijene. I da će metak

u čelo. Našli su ga mnogo godina kasnije:

i drvo križa pod njim protrulo od suza.

Njegovih za zlehudim svijetom

naših i njihovih. Nijedni na dobitku

biti neće.

 

A sveci opet se u bronci kočopere. Mitre

se sjaje, okovratnici nauljeni, kao da će krvnik

tek ovog časa izbiti stolicu ispod nogu,

iz rana lipte krvoskoci.

 

Samo se raspeti Isus smiješi. Ja bih

na njegovu mjestu možda i cinizmom sjao,

a on i tuđe suze

u bisere stvara.

 

Vukovar

 

s que la canonnade de mal

a commencé

les saints ont pris la fuite vers le purgatoire,

bien gardant de mitres et broderies en soie,

des plus pauvres prenaient même de cordages,

de cols restés après de pondaisons,

les martyres ont mit en abri des plaies ouvertes contre le puanteur de nonsense.

 

 

Personne que ce Jésus crucifié

A resté. Lui, il savait que ses bras et jambes

Seraient encore une fois cassé. Et que

la balle

Ira dans le front. Beaucoup d’années

plus tard ils l’ont

retrouvé :

même le bois au-dessous de lui

avait commencé à pourrir par

des larmes.

De siens à raison du monde malheureux

de nôtres et de leurs. Ni les uns ni les autres

de rien ne profiteront.

 

Quand même les saints de nouveau se pavanent en bronze.

Mitres

brillent, cols huilé, comme si

le bourreau

va enfin à ce moment-ci pousser la chaise

au-dessous

de pieds,

de plaies coulent des gésir de sang.

 

Seulement Jésus crucifié sourit. J’aurais

À sa place peut-être par

Cynisme brillais,

Mais lui, il même les larmes des autrui

En perles crée.

 

 

 

Traduction en français: Tomislav Dretar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans La poésie non clssée

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