Thomas Dretart exprime l'acoustique réelle

Publié le par Thomas Dretart

 

 


Thomas Dretart exprime l'acoustique réelle de la relation entre l'être et sa raison d'être attentivement examiné et ce n'est pas pour avoir un refuge quelconque, ce n'est pas un oubli non plus, même pas la blancheur du papier - mais la recherche de la causalité, de la cohérence, du pressentiment, de la signification et bien à part on trouve ici une discrétion à la voix intérieure. Il n'y a pas de la simplification dans son exploit ni de l'appropriation enfin. Ses découvertes cachent dans leurs profondeurs des racines abondantes des lumières qui fleurissent devant nos jeux.






DANS CETTE CHAMBRE TU DEMEURES.

Je le sais par

Une rose et une fenêtre bien ouvertes.

A travers elles pénètre le matin.

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SI TU OTES TA CHEMISE

ne penses plus à la flamme

qui pourrait nous brûler la peau.

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CE PAIN de ta main pétri

et posé sur la fenêtre afin

de me rappeler à toi,

moi qui suis affamé

comme un loup.

Moi qui en connais le goût

et le premier geste de ta main.

Répétant l'ouvrage du soleil et de l'amour.

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 NOUS AURONS

tout ce que l'œil souhaite.

Ce que le cœur souhaite

lance un éclair si tu fermes ton œil.

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SI TU ME TENDS LA MAIN

deux armées vont se joindre.

La tienne est boucles de cheveux

et la mienne convoitise.

Voilà ce que nous voulons.

Qu'il n y ait pas de guerre.

Que le geste de la main soit

le vol d'un oiseau dont

les ailes s'éploient.

Et la chaleur du regard.

Et au loin, le soleil.

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NOUS N'AVONS PAS BESOIN

de témoins ni de voix étrangère

ni d'un œil étranger.

Nous suffisent mon front

et ton regard prêt à voir

le premier sourire et la première ride.

Qu'il les voie et n'y prenne garde.

L'amour connaît son rôle.

****

NOUS AVONS LE BONHEUR

mon amour. Il est le matin.

Ici, sa ville natale. Proche est la forêt.

La rivière fait ruisseler sur son épaule

des gouttes diaphanes.

Et chante un oiseau.

Par bonheur chante un oiseau.

****

AIMER LE PAYS NATAL.

Chercher les vallées perdues,

atteindre le sommet des montagnes.

Veiller à ce que dans le jardin

toujours fleurisse une rose.

Et que la rose brille. Toujours.

****

LE TOIT ROUGE

de ton foyer

fait que toujours je sache

ce qu'est l'éloignement

et comment le franchir.

À l'aube ton foyer lointain

brille derrière l'horizon.

Mon œil absorbe tout.

Le toit rouge de ton foyer

annule notre distance.

De ton être à mon être

le regard et la paume

ouverte flottent au vent.

Publié dans La poésie non clssée

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