LE JOUR DU 2 MARS 2005 DANS LA RUE « CHAUSSEE BOONDAEL »

Publié le par Thomas Dretart

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LE JOUR DU 2 MARS 2005 DANS LA RUE « CHAUSSEE BOONDAEL » 

À Bruxelles le soleil avait les dents croquantes et l’œil feuilletant

À fixer sans merci mon ventre tournaillant pour se cacher

Dans ma poche à une ronde et deux trous à plain-chant.

Le froid grinçait depuis La Caserne jusqu’à cher C.P.A.S. .

Le jour où j’avais accompli l’exploit à arrache-pied,

En achevant mes soixante ans de vie serpentant

Vers le jour plus important,  le jour de ma mort à venir.

La chaussée Bondelle ce jour même d’année 1995, quand

J’avais cassé un siècle à deux demis de Maes, s’est annoncé

Plutôt promettant parce que le fil commun des SDF et des réfugiés 

De toutes sortes serrant ces guignards les uns aux autres, en les réchauffant

D’espoir dans leurs intérieurs, par où circulait leur humaine enfantine.

Les SDF aspiraient à étrenner leurs chiens d’une conserve de César 

Ou bien régler leur compte avec le propriétaire avide d’appartements.

Les réfugiés d’un air méfiant ont gardé leurs vides océaniques dont

La provision ne suffirait pas de calmer le tonnerre à perte de vue

Dans l’inaccessibilité céleste où s‘est caché Dieu Seule et Unique,

Le Ré-unificateur Suprême des SDFs en même temps que

Les réfugiés des toutes sortes sortant des pays imaginaires

Et de tout cela avec les tous autres communards de quatre coins

De notre continent le plus fleurissant parmi les fantômes antiques. 

Il n’y avait pas de différence entre ces deux jours jusqu’au soir

Car l’espoir s’était évaporé dans les firmaments sans distinction

Entre l’espoir et Saint-Esprit très actif et bien fatigué de nos espoirs.  

 PAROLE, MON LOGEMENT SOCIAL 
 

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Publié dans La poésie non clssée

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