Bruceillaise (Hymne)

Publié le par Thomas Dretart

Bruceillaise
(Hymne) 

 

Nos ancêtres propulsent. 
Bifurquent nos ancêtres.
Ils se multiplient toujours.

Les voix ancestrales n'ont pas de timbre vocale,
Ils ont la force entièrement reconnaissante.
Bien colorée par l'adjective besogne.

Ils s exclament : En avance! En avance!
Nous voulons notre avenir à voir tout clairement!
Vous-allez nous embarquer; nous sans-papiers!
Et Nous en feront à Eux dans l'avenir d ici présent  
Les entendons à bourdonner.
Nous les voyons à stigmatiser.
Et Eux nous poussent-ils à cracher
Leur avenir dans nos propres bouches.

Derrière eux ne restent pas des lèvres figées,
La chaleur des idées couvre leurs tumulus!
Les cumulonimbus forgent de nouveaux océans!
D'ossements ils nous arrivent des choses marchandées.
Par quelle manière apprivoiser des os à chanter ?

On va boire nos ancêtres d'un seul coup,
Nos ancêtres : Là, là, là!
On va avaler nos ancêtres,
Pour rassasier l'avenir : Ahâ-hà-hà!

Nous allons empiéter nos ancêtres,
En les gentilshommes,
En guise du précompte professionnel!

Nos ancêtres n'ont pas de foie,
Ils n'ont pas des os tournillant, non plus.

Nos ancêtres ont des voix tourbillonnantes
Pour chanter à haut-voix  viril :
Que vivent les banques braconnântes!

 

 
Thomas Dretart: PAROLE, MON LOGEMENT SOCIAL - poèmes inédits

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Publié dans La poésie non clssée

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