L’Éternelle farandole à la Moissonneuse

Publié le par Thomas Dretart

 

Sicut sidus radium, / profert Virgo Filium, / pari forma. 
Neque sidus radio, / neque mater filio, / fit corrupta. 
Cedrus alta Libani / conformatur hyssopo, / valle nostra; 
Verbum ens Altissimi / corporari passum est, / carne sumpta.

In the Dominican liturgical books

      De moins en moins je crois en mort

De plus en plus j’ai peur d’être immortel

Sans cesse chercher le sens

De ne jamais plus voir la mère

Venir à mon secours

Ce vent qui souffle du néant 

A-t-il suffisamment

De la fraîcheur à me rassurer

Que l’inaccessible est beau

Les musulmans disent que

Mourir c’est déménager d’à côté

On ne pas mort on est simplement

Un invisible héros sur la voie sainte

La mort était mon seule espoir

De mourir était plus sûr que vivre

En faisant disparaître l’incertain

D’un chemin solide et apaisant

J’ai jouit du calme qui viendra

Me soutenir en mon rêve de certitude

Je croyais long temps que le temps

Va finir par  ne jamais plus  me faire danser

L’Éternelle  farandole à la Moissonneuse

Le Maintenant-ci enrôlé en L’indéfini continu

Le Passé déguisé en Le futur-là ne s’arrête jamais

Ce Le moi-ci n’est qu’un vide en quête du rien

D’autant est-ce en Le Toi-là que puisse-je mourir

               Sans aucune doute d’y revenir irrévocablement 
 
Thomas Dretart: PAROLE, MON LOGEMENT SOCIAL - poèmes inédits

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Publié dans La poésie non clssée

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