Et comment je ne peux pas être amoureux de belle Bruxelles

Publié le par Thomas Dretart



Les oiseux volent dans le ciel et le ciel vole en oiseaux.

À l’automne les oiseaux du sud volent dans le ciel de Bruxelles.

Les oiseaux volent dans le ciel et le ciel vole en oiseaux.

Du nord volent les cœurs affamés d’amour et d’enfants.

Du sud reviennent les enfantes affamés du calme et de la patrie froide.

Moi, je ne vole pas, je chante dans les rues de Bruxelles.

Et les rues, même les ruelles, de Bruxelles, chantent en moi.

Comme ça nous sommes de pairs, dans nos for-intérieurs.

Mais, nos for-extérieurs ne vont pas de pairs. Il nous manque

De l’intermède pour nous faire de connaissance de nos bilatérales.

En  ne trouvant pas de l’intermède je pleur à Bruxelles

Et Bruxelles pleur en moi. Nous sommes deux pleurnicheurs.

Je pleur dans les seins de Bruxelles. Bruxelles pleur dans ma poche.

Je pleur mon pauvre Bruxelles, mais Bruxelles me ne pleur plus,

Il m’envoie de lettres pleines de sentiments d’espoir éternel

De me trouver à l’heure précise au guichet pour retirer

L’attestation de l’expulsion de personnes sans papiers régularisés  

Thomas Dretart: PAROLE, MON LOGEMENT SOCIAL - poèmes inédits

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Publié dans La poésie non clssée

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