En face de Citi banque de Belgique, épurement honnête

Publié le par Thomas Dretart

Arrêt du conseil suprême de Belgique en matière de poésie


N’était jamais édicté mais le rectum de Verlaine était inspecté


Le témoin crucial dans le crime de sonnants infernaux


Faite contre les rimes strictement humbles par derrière


Prouvait que l’amour entre les paroles à la couleur rouge


Et leurs coquilles ouvertes à recevoir le coup de l’aurore


À pondre un nouvel œuf de la vie de poésie s’était éternisé


Depuis les tournesols tournent et les moutons renaissent de sa peau


Le Panthéon s’installe à Bruxelles les parapluies s’envolent au ciel


De casernes ne sortent plus de bataillons ce sont les banques


Enfilés l’une après l’autre pour barrer la route aux étudiants


Devant leurs navigations entre le crépuscule du soir


Et du crépuscule du point du jour quand ils forgent leur savoir


Au Quartier Latin dans les pots en argile aillés comme Pégase


Au cul tamisé par les vers sans aucun point final ni point d’exclamation


Quand on a à faire jouir la poésie dénudée devant d’un agent de police


En face de Citi banque de Belgique, épurement honnête

Odluka vrhovnog savjeta Belgije u poslovima poezije

Nika ne bi proglašena ali rektum Verlenov bi provjeren

Ključni svjedok u zločinu paklenih samoglasnika

Učinjenom protiv rima strogo
poniznih straga

Dokazao je da ljubav između riječi crvene boje

I njihove školjke otvorene da
prima pucanj Aurore

za snesti jaje života poezije
koje se ovekovječilo

Otada suncokreti se okreću i ovce nanovo rađaju iz svoje
kože

Panteon se smjestio u Briselu
kišobrani su odletjeli put neba

Iz vojarni ne izlaze više bataljuni
već banke

Postrojene jeda iza druge
da zapriječe put studentima

U njihovim noćnim naviganjima
između sutona večernjeg 

I sutona svitanjskog
kad oni svoje potkivaju znanje

U Latinskoj četvrti u vrčevima glinenim krilatim kao Pegaz

Stražnjice izrešetane stihovima
bez završne točke ni uzvičnika


Kad treba svršiti poeziju svučenu
do gola pred nekim policajcem


Prekoputa Citi banke Belgije,
pročišćeno časne

Thomas Dretart: PAROLE, MON LOGEMENT SOCIAL - poèmes inédits

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Publié dans Poésie francophone

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