Ferida Duraković: NE MORAŠ BAŠ U MOJU PJESMU MARINA.../ MARINA ,tu ne dois pas nulle part que dans mon poème... À Marina T.

Publié le par Thomas Dretart

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Ferida Duraković

NE MORAŠ BAŠ U MOJU PJESMU MARINA...

Marini T.

Pitaš me, Marina: hoću li te pustiti

u svoju pjesmu? Pravo

da ti kažem: Ne znam.

Nisam još zvala nikog, nit sam pitala

Partiju Stranku Udrugu Društvo

Nadbiskupiju Eparhiju Rijaset, pa nemam još dovoljno informacija, a bogme ni jasan stav

iz Svojih Pouzdanih Izvora

o tome smijem li jednu takvu

kakva si ti pustiti u svoju pjesmu.

Onakvu kakvu te u dom svoj, nesvjesna,

pustih davno −

eh, u dom da, ali

u svoju pjesmu, u svoj etnički zabran, u svoj mali

nacionalni parkić, u ogradicu, u jaslice, u baščicu,

gdje treba da prebivaju moje jednovrsne

iz baščice drûge, moje etničke uzdanice,

heroine moga ega?

Pa, pošteno reci, šta bih ja tu s tobom?

Draga moja, šta s tobom inače da radim?

Pjesma ne podnosi da joj svako po stihovima vršlja!

Šta bih ja s tobom u svojoj pjesmi

a da na općenarodnu korist ne budeš, prvo nama i njima,

a meni šta ostane?

Ne: da li da te pospem lišćem, kao u velikim pjesmama

nego: da li da te etnički očistim?

Da te humano preselim?

Da te zatvorim u Ostale?

Da te Ostalima poklonim, ja,

vladarica svojega ega,

pa da se napokon riješim

i tebe i Ostalih?

Ali šta ću u tom slučaju ja, ovako velika,

Ovako većinska, čak! Jer

Sama sam

na ovoj obali koju ste svi napustili i

predali bezvoljno...

Nego, hajde, Marina moja, ne naša i ne njihova,

da se dogovorimo:

ta trećina, ta trećinica srca moga, neka tebe

spada po mome zakonu, a moj zakon je:

trećinica ima

na hiljade, možda i na tisuće,

to gnijezdo malo

u srcu mome, sasvim nekonstitutivnom,

što tako svojevoljno

bez ičije dozvole preuzima ovlasti države,

entiteta, čak Dejtonskoga sporazuma − i k tomu još

Distrikta, da prostiš,

to jedno Ovdje, u kojem god entitetu,

gdje živi i tvoj sin, i moja kćer,

i tvoja mama koju tako dobro igram,

i ti − a bogme i sve više njih

gura se da stanuje tu:

neka nam tu bude mjesto susreta umjesto u

mojoj kratkoj pjesmi!

Jer, ti naravno znaš: teška su vremena...

Zna se ko u mojoj pjesmi treba da se nađe.

Stana nemam, ni posla stalnog, ni za mora para...

A ti si našla baš sad da se

ilegalno uvlačiš u me, i kupuješ me za groš!

Ako mi pjesma moja, po državnoj

konstitutivnoj odluci, ne dopušta

da te u nju stavim −

jer nisam pitala ni Partiju ni Stranku ni Udrugu ni Esnaf,

šta mi drugo preostaje nego da te

u svoje srce, prenaseljeno, smjestim?

A kako će ti tamo biti −

niti znam nit me se tiče.

Ja prostora drugoga nemam.

Meni je svega dosta.

Ja sama, a vas toliko u moje

navaljuje srce!

Dogovorite se već jednom, ti i svi moji Ostali:

Ili dignite bunu pa živite u ovoj zemlji

po ljudskoj mjeri, ili

pristanite na moje prenaseljeno srce!

Pa da svi, u tom slučaju,

Odemo živjeti

Tamo Gdje Treba:

Ispod široka beskrajna Neba.

Sarajevo, april 2009.

 

Ferida Duraković

MARINA ,tu ne dois pas nulle part que dans mon poème...

À Marina T.

Tu me demandes Marina: veux-je te laisser entrer dans mon poème?

À vrai dire, je ne sais pas.

Je n'ai pas appelé personne, à savoir même pas demandé le Parti politique sur pouvoir, le Parti de l'Association de la Société Anonyme,

Archidiocèse , L' éparque, Riaset, donc je n'ai pas pas encore

assez d'informations, ni une attitude basé sur mes sources de confiance pourrais-je une telle comme toi

laisser entrer dans mon poème?

Une telle à sa inconsciemment,

il y a longtemps -

hein, à la maison, oui, j'ai t'ai faisais entrer depuis longtemps, mais

dans mon poème, dans mes restrictions ethnique, dans mon petit parc national , dans le cloison, dans la crèche, dans une mangeoire, dans petit potagère,

où demeurent mes du même genre

marraines homologues, mes ethniquement purs espérances,

les héroïnes de mon égo?

Eh bien, à juste dire, de quoi j'aurais eu ici de toi?

D'ailleurs, ma chère, qu'est-ce qu'est-ce que j'aurais fais avec toi?

Le poème ne support pas que n'importe qui vagabond en lui parmi ses vers!

Que ferais-je avec toi dans ma poème

et qu'aucun avantage n'y a pas de ta part au profit général national, d'abord pour eux et puis à nous,

et ce qui reste qu'il soit pour moi?

Non: sinon te recouvrir des feuilles, comme dans les poèmes,

mais plutôt, que te nettoie-je ethniquement?

Te faire déménager en humain manière?

Te fermer parmi les Restes?

Que te offres aux restes, moi, la souveraine de mon égo,

pour enfin me débarrasser de

toi et des Restes?

Mais que pouvais-je faire dans ce cas, moi en personne,s i grande

Si majoritaire, même! Parce que

Je suis seul

sur cette côte, que vous tous avez désertés et cédé nonchalamment ...

Mais viens, ma Marina, pas le nôtre et pas la leur,

à un accord:

le troisième part, tout petit troisième part de mon cœur, qu'il soit à toi

selon ma loi et ma loi est la suivante:

des tous petits troisièmes parts il y a en nombre de milliers, voire des tausends peut-être, ce petit nid

dans mon cœur, entièrement non-constitutif ni constitutinel, tels que volontairement reprend les pouvoirs de l'Etat sans la permission de quiconque,

des entités, même sans accords de Dayton – et en plus pourtant du District, au pardon, Ce l'un-ci, peu import et où et dans quelle que soit l'entité, où il vivent, et ton fils et ma fille, et ta maman quelle je joue si bien, et toi – de plus en plus de ceux-ci

se poussent-ils pour qu'il y vivent ici: Que cela soit- il en un lieu de rencontre plutôt que dans mon poème court!

Parce que,tu le savez, bien sûr: les temps sont durs ...

On sait qui est dans mon poème qualifié d'être trouvé.

Je n'ai pas de domicile fixe, pas d'emploi stable, pas d'argent aller à la mer ...

Et tu viens maintenant te trouver t'illégalement glisser en moi, et me achètes d'un denier!

Si ma louange moi, selon de l'état

décision constitutive, ne permet pas

de t'y mettre -

parce que je n'ai pas demander soit le parti ou Secteur, ni l'Association ni Chambre de commerce,

Qu'est-ce qu'il me reste d'autre que te loger don mon cœur trop peuplé offre un seul possible l'hébergement?

Et comment il y aura là dedans - Je ne sais pas moi, et sans inquiétudes je m'en fiche.

Je n'ai aucun autre espace.

J'en ai assez. Moi seul, et vous d'un tel nombre foncent dans mon cœur!

Arrangez-vous pour une fois, toi et tous les autres:

Ou redémarrer la révolte, et vivez dans ce pays sur la mesure humaine, ou

conviennent à mon cœur bourré! Alors que tout le monde, dans ce cas,

Allions vivre Là où il le faut: Sous le ciel vaste illimités.

 

Sarajevo, avril 2009.

 

Traduction de bosnien: Tomislav Dretar

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Publié dans La poésie non clssée

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