À Ixelles ou à un autre paradis à ne pas déranger

Publié le par Thomas Dretart

   A l’exile à Bruxelles les exilés cherchant son asile
   S’en vont au marché d’emploie de muguet au revers
   Les poches vides en espérant d’autres poches à se coucher
   Ensemble pour faire plus chaudes leurs idées sur la liberté
   La liberté n’est pas un gazon où les oiselets gazouillent
   La liberté n’a aucune fraternité dans le vue d’un policier
   La liberté c’est pour les heures libres de travail et de patrons
   Mais comment oublier les montagnes d’où les étoiles rouges
   Et les étoiles jaunes et les étoiles argentes font leur saute
   Dans le vide vidé de rêves de gazons aux fleures libres
   À marcher où on veut et quand on passe d’autre côté
   De la montagne dont le créneau étale l’espoir
   Comme le paon son queue en plumes librement colorés
   Simplement il faut se mettre dans le fil devant le C.P.A.S.
   À Ixelles ou à un autre paradis à ne pas déranger
   Messieurs les agents de police faisant la beauté de la liberté
   Bien assurée de toute possibilité que Monsieur l’Ardoise le Jeune
   Ne perd pas ce vernissage de la liste des élections prochaines
   Les exilés à Bruxelles poussent comme mauvaise herbe
   Plus il pleut plus ils poussent plus en laisse tranquilles
   Plus ils sont nombreux à la caisse de C.P.A.S.
   Plus en vend des armes aux leurs tyrans
   Désarmés Ils sont plus nombreux sur les trottoirs à Bruxelles


PAROLE, MON LOGEMENT SOCIAL

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Publié dans La poésie non clssée

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