À Ixelles ou à un autre paradis à ne pas déranger
A l’exile à Bruxelles les exilés cherchant son asile
S’en vont au marché d’emploie de muguet au revers
Les poches vides en espérant d’autres poches à se coucher
Ensemble pour faire plus chaudes leurs idées sur la liberté
La liberté n’est pas un gazon où les oiselets gazouillent
La liberté n’a aucune fraternité dans le vue d’un policier
La liberté c’est pour les heures libres de travail et de patrons
Mais comment oublier les montagnes d’où les étoiles rouges
Et les étoiles jaunes et les étoiles argentes font leur saute
Dans le vide vidé de rêves de gazons aux fleures libres
À marcher où on veut et quand on passe d’autre côté
De la montagne dont le créneau étale l’espoir
Comme le paon son queue en plumes librement colorés
Simplement il faut se mettre dans le fil devant le C.P.A.S.
À Ixelles ou à un autre paradis à ne pas déranger
Messieurs les agents de police faisant la beauté de la liberté
Bien assurée de toute possibilité que Monsieur l’Ardoise le Jeune
Ne perd pas ce vernissage de la liste des élections prochaines
Les exilés à Bruxelles poussent comme mauvaise herbe
Plus il pleut plus ils poussent plus en laisse tranquilles
Plus ils sont nombreux à la caisse de C.P.A.S.
Plus en vend des armes aux leurs tyrans
Désarmés Ils sont plus nombreux sur les trottoirs à Bruxelles