Conduites par un astre céleste de même ville de même raison
Année 1992 Bruciël était le commandant croato-bosnien
Durant la guerre en Bosnie-Herzégovine son lieutenant
Un officier de nom Branko Čavor, le major faisait ses adieux
À sa famille étant obligée fuir la guerre pour vivre en survie
Leur panier à viatique contenait recueil poétique de Bruciël « Iris audacieux »
La fille, sa sœur et sa mère partaient au nord de Bihac
Conduites par un astre céleste de même ville de même raison
Suivant Venus partant vers sud une poétesse croate
Mirjana Marković portait son recueil poétique à elle titré
« Le pont imaginaire » dont la préface signé par Bruciël
Contenait la phrase « Quelque part la poétesse joue,
Sincèrement et naïvement, telle est sa vie toute entière,
Son unique et seul contenu. Là dedans elles est chez elle…»
Pour Emira l’épouse de Bruciël obligée fuir la même ville
Sortant de là quelques recueils poétiques de son époux le guerrier
Arrêtée par une patrouille serbe dans la montagne aux loups affamés
Montra les poèmes de son cœur à dur soldat qui disait à ses camarades
Laissez la passer ce n’est que la poésie quelle porte sur elle
Thomas Dretart: PAROLE, MON LOGEMENT SOCIAL - poèmes inédits