Étant donné que les femmes slaves avaient de grosses boules

Publié le par Thomas Dretart


Autre fois Drogenbos avait tartiné le pain gris pour

Des enfants de Bruxelles de beurre et de fromage blanc 

Les rejetons de Bruciël manqués de calcium et de vitamine B

À devancer la taille napoléonienne nécessaire à Grande Armée

Et au tourisme de l’époque où l’exotique des pays étrangers

Attirait les collectionneurs de femmes aux petits seins  luisants

Étant donné que les femmes slaves avaient de grosses boules

À la place d’où on puise l’éternité de catharsis de Sapho à la lyre

Ses maréchaux avaient peur de sucer deux mamelles à la fois

Ils venaient à Waterloo à faire leurs adieux aux beaux européens

Adieux ô !  Vos seines  minces nous nous retirons au sommet de Lion

D’où on va regarder quotidiennement si l’avenir s’annonce mieux

Aux seines nues de Delacroix  que le beurre flamands à la tartine anglaise

Thomas Dretart: PAROLE, MON LOGEMENT SOCIAL - poèmes inédits

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Publié dans La poésie non clssée

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