Par où flotte le navire d’archevêque croate portant l’aspic en écharpe

Publié le par Thomas Dretart

 

À Petar Gudelj

     L’archevêque de fulgurante poésie croate de temps à labourer

Du haut du ciel débarque au port où Sapho toute nue dort

Montant sur Pégase dont le bâton à rythmer les Muses

Sillonne leurs champs si fertiles que les tournesols ardents

Ne font que pousser partout où son coutre va faire foutre

Le désert né de sexe infernal du Vieillard Tirésias le semeur aride

De sables au-delà c’est l’huile d’olives qui oint irrésistible calame

Dans sa pénétration c’est le miel qui coule du vagin d’Europe

Quand la corne de Zeus surabonde au vin de Saint-Georges des Nuits

Par où flotte le navire d’archevêque croate portant l’aspic en écharpe

Dont toisons poussés par Jason et les sirènes de proue en prouesses

Étalant leurs hanches hululant sur cinq mats en érection  jusqu’au ciel

Il brandisse  l’éclaire il taille des livres aux nuages tumultueuses

Dans son relief en tambourinant la guerre contre la rime de Rome

En trompetant la cavalcade anti-iconique en piétinant les Byzantins 

Il embrasse l’ouragan dans le roulement de tonnerre il roule l’ère

Il pousse les sifflants les palatales croates il chevauche les diablesses

Son nom le destine d’être la roche à bâtir un temple poétique

Mais lui il y est l’église en personne Pétrarque lui laissait Laura

À tresser la guirlande aux lumières en pleine déflagration

Il baise les Hespérides il sût de boutons de leurs pommes

Dévalant les Alpes il réveille la voix étranglée des oréades slaves

Thomas Dretart: PAROLE, MON LOGEMENT SOCIAL - poèmes inédits

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Publié dans La poésie non clssée

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