Ève était plus noble que le feu et plus belle que la boue
Le ciel avait son début en parole comme la Terre
Le soleil commençait à briller par la parole au ciel
La parole n’avait pas la parole en commencement
Iblise a été forgé du feu la lumière en témoigne
L’homme a été pétri du boueux en un mot
Bruxelles est apparu du marécage et il tient bien
Citibank et les autres de tout cela en témoignent
Le feu ne voulait pas s’incliner devant l’argile
La rébellion des éléments concevait le commencement
De l’histoire le feu ne pouvait pas faire bouger la boue
Il fallait que Dieu inspire un souffle que la boue respire
Et Dieu vit que la collaboration entre feu et boue marche
Avant la parole y avait un regarde on y vit la solitude
Satane brulait du désire il n’avait rien à enflammer
L’homme la boue qui bouge était perplexe il reste muet
Dieu évolua la chose Lui décida la mettre en prose
Sans rien dire Dieu créa Ève dont le début était morose
État de la solitude du feu et de la boue qui bougea
Ève était plus noble que le feu et plus belle que la boue
Puis la parole s’est présenté à Ève de concevoir un fils
Fils de qui ? De la parole, de la boue, du feu ou de Dieu ?
Thomas Dretart: PAROLE, MON LOGEMENT SOCIAL - poèmes inédits