Tomislav Dretar: L’œil solitaire d’enfant

Publié le par Thomas Dretart

I

Derrière le noir

qu’est-ce qui cache la profondeur ?

La lumière,

déjà vue.

Qu'est-ce qui rétablit la vue ?

 

 

IV

 

Les masses du temps

au fur et à mesure exténuent le cœur.

Prennent l’aspect de l’époque lumineuse:

La côte qui vient à la surface

du magma de la viande

écrasée de la cerise

sous les doigts de la volupté

effervescente du peintre.

Le chemin pour l’œil isolé d’enfant.

Le chemin qui mène vers la floraison libre.

Dans la profondeur où, couche par couche,

le germe du sein de la femme se fait séparer.

L’obscurité remplie perce l’espoir

et tous les prismes deviennent

illuminés. En cascade du siècle

explose la dernière goutte.

Gaspille le cœur, et le fil de la vue pousse

au-delà de la couleur. Et tonne.

 

VI

 

Au bord du temps

rêve l’obscurité de sa sœur

-la cascade de la lumière.

Le collier des perles coulé en

splendide larme  de la musique.

De la montre principale

une vague se répand,

la vague voluptueuse de l’époque

qui absorbe tout

et l’inonde,

le bruit doux de la chair.

Presque comme

une touche de couleur qui voit tout

de l’obscurité vient à la surface

la pupille surmontant la larme.

Et elle se met à observer. Elle m’observe

des jeux grands ouverts de la plaie.

 

XX

 

L’Espace et le temps vivent

dans la lumière et dans le son.

La couleur s’étend

par les cellules de la lumière.

Le mot arrache encore une vie

à la mort.

Celle qui est cachée

derrière des facettes de la raison.

Déchiffrée par au-delà

de la lumière.

Ineffaçable,

non colorable

trait de l’ombre. 

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Publié dans Poésie francophone

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